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La péninsule du Yucatan, la terre maya à l’accent mexicain

  • caurelia1
  • 14 juin 2022
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 avr. 2024

Du 19 au 31 mai 2022

Après avoir survolé les 765 km qui séparent Cuba du continent Américain, nous arrivons au Mexique, dans la jolie ville de Mérida. C'est parti pour deux semaines à travers la péninsule du Yucatán.



La culture maya yucatèque d'hier à aujourd'hui


Autrefois, l'immense forêt qui recouvre la péninsule du Yucatán était occupée par les puissantes cités mayas. On retrouve des vestiges de celles-ci un peu partout dans la péninsule. On a pu visiter deux des plus importants sites archéologiques de la région, tous deux perdus au milieu de l'immense forêt sèche :


Uxmal, au sud de Mérida, capitale politique, militaire et religieuse de la région Puuc, avec jusqu’à 25 000 habitants au moment de son apogée entre les VII et Xe siècles.

Chichen Itzá, considérée comme l’une des 7 « nouvelles » merveilles du monde, occupée entre le VIe et les XIIIe siècles


Celles-ci se disputaient les territoires par leurs sports favoris : la guerre et le pok ta pok. Nous avons pu voir une reconstitution d'un match de pok ta pok à Mérida. Le principe : faire passer une balle en caoutchouc relativement lourde (quelques kg) à travers un anneau en pierre ou en bois. Il existe plusieurs versions, mais dans celle que l'on a vue, les joueurs se font des passes en touchant la balle avec les hanches, les genoux, les coudes et les épaules. Pas facile du tout ! Il paraît qu'à l'époque, l'équipe vaincue (qui était souvent issue d'une cité qui venait de perdre la guerre) pouvait être sacrifiée... On a eu également une démonstration d'une variante du jeu issu du nord du pays : les joueurs peuvent utiliser les mains, mais la balle est enflammée : impressionnant !



La péninsule du Yucatan est également connue pour les cénotes, de grandes cavités à l'intérieur du sol remplies d'eau, parfois ouvertes vers l'extérieur. Celles-ci sont connectées par un immense réseau de galeries souterraines immergées. Les mayas pensaient que les cénotes étaient des portes vers les enfers. Nous avons pu nous baigner dans certains d'entre eux : nous n'avons pas vu de démons, seulement des poissons chats et parfois

beaucoup de touristes.


On aurait tort de croire que les mayas aient disparus. Aujourd'hui, la Péninsule compte entre 750 000 et 1 200 000 personnes parlant une des langues mayas, et la population d'origine maya mais ne parlant pas leur langue d'origine est considérée comme trois fois plus importante. Les habitants de la péninsule sont fiers de leur histoire et traditions.

Nous avons pu découvrir l’une de ces traditions lors de la visite d’un petit musée sur les abeilles et l'apiculture maya. On a pu y voir les 4 espèces d'abeilles endémiques du Yucatán, dont l'abeille Melipona beecheii, appelée Xunán kab par les mayas. Celle-ci était considérée sacrée à l'époque des grandes cités : elle ne pique pas et produit en petite quantité un miel excellent.



Cités du Yucatán et architecture coloniale


Notre itinéraire nous a permis de visiter 3 villes de la région du Yucatán, située au nord de la péninsule : Izamal, Valladolid et Mérida. Leurs centres-villes, souvent organisés autour d’une place appelée zocalo, présentent une belle architecture coloniale. On y trouve de belles façades colorées avec de grandes portes et grilles en fer forgé, d’anciens palais et de grandes églises.



Le Quintana Roo, entre mer et lagune

Le Quitana Roo, c'est l'Etat qui borde la côte caribéenne de la péninsule. On connaît surtout ses cites balnéaires comme Cancún, ses grandes plages et ses grands complexes resorts all inclusive envahis par les américains des Etats-Unis en vacances scolaires pour faire la fête la nuit et la carpette sur la plage la journée. Pas vraiment notre truc. C'est aussi l'un des rares endroits au monde où se rassemblent en été les requins-baleines, les plus grands poissons du monde (entre 5 et 12m, voir plus), pour se nourrir. Ça, c'est le truc d'Aurélia. Nous avons donc fait un rapide stop à Cancún pour une excursion snorkleling à la rencontre de cette sympathique bestiole qui se laisse approcher tranquillement pendant son repas, composé de plancton microscopique.


Nous sautons ensuite dans le bus de nuit (le Mexique a un très bon réseau de bus, pratique!) vers le sud du pays. Destination Bacalar, à quelques km de la frontière avec le Belize. C'est un petit village tranquille, assez prisé des touristes, qui borde une lagune à l’eau turquoise. On peut, paraît-il, y observer 7 nuances de bleus. Pour nous, ça sera surtout le glas (glas = mot breton qui veut dire à la fois bleu et gris ...). En effet le temps n'est pas de la partie et nous découvrons la saison des pluies ... Heureusement une petite éclaircie nous permet de faire un tour de bateau et de tenter une baignade, qui s'est vite fini suite à un gros plouf indéterminé (mise à l'eau d'un rongeur ou crocodile ? On ne saura pas, en tout cas il paraît qu'il y en aurait quelques-uns dans le coin ...).




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