Du Cap Vert à Grenade : 18 jours de traversée à la voile
- caurelia1
- 12 déc. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 avr. 2024
Du 19 novembre au 7 décembre 2021

Le 7 décembre vers 11h30 heure locale de Grenade, Cajuna a fièrement passé la ligne d’arrivée de l’ARC+. Cette arrivée concrétise 18 jours de mer entre le Cap vert et Grenade et nous a permis de traversée l’atlantique d’est en ouest. Même si de nos jours, avec les outils de navigation moderne cela n’est plus un exploit, pour nous, c’est une belle marche de franchie dans notre vie de marin.
La traversée s’est bien passée : chacun de nous va bien et le bateau est en état. C’est l’essentiel ! Nous sommes contents d’arriver. La première image de Grenade est bonne et l’accueil est plutôt chaleureux (on a eu un punch dès que l’on est descendu du bateau !).
Comment s’occupe-t-on sur un voilier pendant 18 jours ?
On fait de la voile : c’est la priorité. Donc toujours quelqu’un à l’affut des voiles/nuages/vagues/autres bateaux + quarts de nuit + ajustement des voiles + suivi de la météo.
Mais au cours de notre traversée nous avons également pu pêcher, lire, faire du sport, prendre l’apéro, jouer aux cartes, écouter de la musique, manger, faire de l’astronomie …
La traversée, c’est également 18 jours loin du téléphone portable, d’internet et de tous objets connectés (hormis instruments de navigation) : chose qui aujourd’hui n’arrive pratiquement plus dans nos vies de tous les jours.

Cependant ça n’a pas été un long fleuve tranquille tous les jours et on a eu le droit à quelques rebondissements :
Le spi (grande voile d’avant) a encore fait des sienne. Le soir du 22 novembre la drisse a lâché. Nous avons dû récupérer la voile dans l’eau. Heureusement le lendemain, c’est pétole. Daniel, le capitaine, parviens à monter non sans mal au mat et réussi à remettre une drisse sur une poulie permettant de réutiliser la voile.
L’autre surprise a été la rencontre avec un filet de pêche qui est venu s’entortiller dans l’hélice, empêchant le moteur de faire avancer le bateau. « J’entends déjà certains d’entre vous : quoi un moteur sur un voilier ? C’est la triche. »
Eh oui, même si on ne l’a pas utilisé pour avancer, un moteur est essentiel pour certaines manœuvres, comme entrer et sortir du port et aider à diriger le bateau en toute sécurité si un pépin se présente (chercher quelqu’un à l’eau par exemple …).
Nous nous sommes donc retrouvés, à 800 km de l’arrivée, sans assistance moteur. La mer étant agité, il était impossible de se mettre à l’eau pour aller sous le bateau, nous avons donc terminé la traversée avec notre filet. C’est seulement après notre passage de la ligne d’arrivée que nous sommes parvenus à le retirer : un sacré morceau !
Question : quel est la probabilité d’attraper un objet de ce type en plein milieu de l’atlantique ??? Bon courage pour trouver la réponse (mais si vous voulez connaître le vrai du faux des déchets marins en mer, vous pouvez faire un tour ici).
A notre arrivée à la marina de St Georges, la capitale de Grenade, nous avons pu profiter d’une VRAIE douche et manger un bon burger de poisson (local bien sûr), ce qui nous a bien changé de nos salades du midi. Nous avons ensuite pris une bonne demi-journée pour nettoyer le bateau de fond en comble. Enfin, le 9 décembre, après une petite coupe de champagne apportée par Daniel pour fêter notre arrivée, nous avons quitté notre maison flottante et notre équipage à bord d’un taxi collectif supersonique (le conducteur devait être un adepte de fast and furious !) pour rejoindre notre prochaine destination : la ferme de Kim et Lylette, producteurs de chocolat au nord de Grenade.
















Bravo à vous deux !
On espère que la culture du cacao à Grenade s'est bien passée ... (racontez vite tout ça !) et que vous avez fêté la nouvelle année avec des rhums exquis. Veinards !
Vous êtes en route pour le Nord ?
Bonne année 😘
Antoine et Blandine
Félicitations, vous voila marins de traversé de l'atlantique, bonne continuation. Continuez à nous faire de belles histoires ; )